Esplanade Général de Gaulle

Rennes / Ille-et-Vilaine / 2011

Faire de l’esplanade Général de Gaulle, une place majeure et active du centre-ville représente l’objectif de cet aménagement. Cette nouvelle place, la plus grande de Rennes par ses dimensions (162 × 180m), est un espace de liaison important au centre de la ville. Articulée sur le maillage urbain, elle participe au che­minement nord-sud (centre-ville / gare) et dessert des équipements culturels majeurs (Champs libres – NEC, cinéma multiplexe, Liberté, Maison du Champ de Mars). Sa vocation à accueillir des manifestations temporaires (cirques, foires, salons…) exigeant de libérer totalement l’espace, interdisait la plantation d’arbres et la pose d’éléments de mobilier urbain fixes.

La place est donc structurée en cinq polarités matérialisées par une qualification du sol en zones circulaires et une mise en lumière spécifique. Ces pola­rités favorisent les rassemblements autour d’événe­ments (de type spectacles de rue) ou offrent des zones d’attente et de rencontre à proximité des équipements auxquels elles dessinent une sorte de parvis. Traversées par les cheminements piétons principaux, elles s’ins­crivent naturellement dans les parcours. Les espaces de la périphérie sont réaménagés et reliés étroitement à la géométrie de la place par des passages structurés. Le complexe cinématographique de 12 salles, en bordure de la place renforce la vocation de lieu culturel de l’esplanade.

La circulation automobile qui contourne la place, est simplifiée et contrainte par des aménagements piétons. La construction d’un parking souterrain de 800 places contribue à l’amélioration de la desserte du quartier et de ses équipements. Des kiosques en bois et des abris bus encadrent et ponctuent le mail piéton. Des kiosques en métal sous auvent de verre forment rotule sur le cheminement piéton et marquent « l’en­trée » sud du mail.

La scénographie de ce vaste espace disponible génère des rencontres et des échanges, et par une attention portée aux usages, donne de l’épaisseur au quotidien de la ville. De plus, l’intervention artistique de l’Oulipo, des mots au sens énigmatique inscrits aléa­toirement sur des clous inox dans le sol de la place, permet au passant de créer au gré de son parcours, une histoire qui lui est propre.

Voir également

Haut de page