Théâtre des Vagues

Antony / Hauts-de-Seine / 2013

Le nouveau théâtre Firmin Gémier d’Antony souhaite répondre aux exigences techniques et à l’esprit intimiste de certains spectacles en offrant un espace scénique plus modulable. Il veut développer sa programmation en y incluant des formes émergentes d’expressions scéniques et augmenter le temps de travail en résidence pour devenir un véritable lieu de vie et de rencontre entre les artistes et le public. Parallèlement la ville d’Antony souhaite intégrer plus de modularité dans sa programmation jazz, développer le volet musiques actuelles, et multiplier les actions de sensibilisation culturelle par des conférences et des répétitions publiques. Ces ambitions multiples nous ont incitées à créer une salle extrêmement fonctionnelle et technique « comme une boite noire » mais qui est néanmoins originale et intime en plaçant la rencontre entre les artistes et le public au cœur du projet.

Le théâtre s’implante dans le magnifique parc Saint Raphaël. L’objectif est de conserver sa qualité paysagère et de minimiser l’impact du volume dans le relief existant afin d’éviter l’effet « mur ». D’autre part le programme demande un parvis public, des accès parking et une aire de déchargement des décors qui doivent être intégrés au système de voirie.
Pour conjuguer ces demandes antinomiques de nature et de technicité, le projet propose un enfouissement de la salle et un système de courbes topographiques qui permettent d’harmoniser la silhouette et de régler les problèmes d’accessibilité.
D’autre part, le re-calibrage de la rue Labrousse est minime, le croisement avec la rue de l’Église a été repensé dans une volonté de respect des dimensions existantes de cette rue.

Une enveloppe souple est développée autour du volume cubique et technique de la salle de spectacle proprement dite. À chaque niveau, les programmes annexes enveloppent la boite noire et les circulations verticales, il s’agit de gommer l’effet mur qui pourrait apparaitre compte tenu de la volumétrie imposante de la scénographie. Une végétalisation verticale artificielle ne suffirait pas à faire disparaitre le bâtiment, aussi le dispositif architectural du projet consiste à créer une topographie douce, en gradins, qui permet d’intégrer le volume au relief existant et de minimiser l’impact visuel en arrondissant tous les angles et en végétalisant une partie des courbes côté jardin.
Une architecture spécifique apparait alors. Le théâtre se présente comme une succession de volumes, étagés en vagues douces, qui jouent entre opacité et transparence. Dès la tombée de la nuit, à l’heure du premier acte, le théâtre s’éclaire à travers ses lames en vagues progressives de verre transparent

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