Marianne République

Montpellier / Hérault / 2019

La ZAC République sur le quartier Port-Marianne développe une nouvelle façon de vivre adaptée au climat méditerranéen, tout en étant attractif, innovant, soucieux des ambitions environnementales et pérenne.

Le site de 21 ha est une des entrées sud de la ville, au carrefour de grandes infrastructures. Son paysage est caractérisé par un bassin de rétention, futur parc métropolitain, qui absorbe les eaux de crue de la Lironde, dont le cours d’eau est une des composantes paysagères majeures de la ZAC et du quartier Port-Marianne. Afin de valoriser cette opportunité paysagère et ce relais écologique pour le territoire, le projet s’organise autour d’une place-ponton en belvédère sur le Parc et la Lironde, centralité du nouveau quartier adressé au Sud.

Le projet développe sur les 11 ha restants, 12 unités de voisinage, composées suivant le cours d’eau et le Parc, qui bordent scrupuleusement les rues, à l’alignement, de façon à la conforter dans leur rôle de vecteur de vie citoyenne. Leur mixité programmatique alliant commerces et logements, voire bureaux marque la ville des courtes distances.

Chaque unité d’habitation propose une mixité typologique : les logements collectifs s’implantent sur la périphérie adressés à la rue ; les logements intermédiaires, plutôt au sud des parcelles profitent de terrasses végétalisées sur le cœur d’îlot ; les logements individuels profitent de jardins privatifs au Sud, au cœur de l’unité d’habitation. Par endroit, de petits équipements collectifs, destinés à la copropriété ou ouverts au public, proposent crèche, laverie collective, petite salle de sport, ateliers de travaux manuels ou salle associative à l’ensemble des résidents.

Les stationnements ne sont pas enterrés mais intégrés aux constructions sur plusieurs niveaux, ou demi-niveaux, créant ainsi une topographie artificielle en gradin support de la nature. Ces stationnements ne sont jamais visibles de la rue, tous les rez-de-chaussée sur l’espace public étant occupés par les halls d’entrée, des activités, des commerces et par des «maisons intégrées» ou des « ateliers-logements ».

La variété de hauteurs et les grandes ouvertures au Sud laissent pénétrer un maximum de soleil au cœur de l’îlot. Les logements sont disposés en fonction des vues des immeubles en périphérie et des vis-à-vis. Ils ont tous une terrasse, un balcon ou une loggia où l’on peut installer à minima une table et quatre chaises. L’intimité du logement est préservée mais le partage de l’espace est privilégié.

La majorité des espaces verts est aménagée en jardins suspendus sur les toits des parkings offrant pour chaque logement la proximité à un jardin commun. L’« espace partagé », destiné aux rencontres, aux fêtes et aux enfants, est situé précisément à l’ouverture de l’îlot, au premier niveau, au sud, afin d’être directement accessible depuis la rue. Les espaces de biodiversité, inaccessibles, un peu sauvage favorisent l’installation d’une biodiversité protégée. Les jardins privatifs situés à différents niveaux offrent un rapport de voisinage inédit ; tandis que les espaces de « passages » permettent de cheminer à travers les gradins de l’îlot et se rendre à son logement autrement que par les cages d’escalier sur rue.

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