Macro Lot AA

Boulogne-Billancourt / Hauts-de-Seine / 2011

Le projet du macro lot AA de Boulogne se situe dans une opération de requalification urbaine d’un lieu de mémoire industrielle majeure, les usines Renault, mais également au cœur d’une géographie exceptionnelle : la vallée de la Seine.

Cette vallée possède une topographie particulière caractérisée par un profil asymétrique, avec une alternance de coteaux raides, de coteaux plus doux et de plaines. Situé dans un coude d’une des boucles du fleuve, le terrain du projet est donc dans une plaine alluviale. Il est plus précisément en pointe dans cette boucle et bénéficie ainsi d’une ouverture sur les coteaux de Meudon, de Sèvres mais également sur les îles Seguin et Saint Germain qui s’entrecroisent juste devant.

Cette position offre aux bâtiments du macro lot AA, un paysage remarquable, composé de plans successifs.

Depuis le site, on perçoit d’abord les rives des îles, plates et tendues avec une alternance de toits et de grands arbres.

Puis, juste derrière, comme accolés, les coteaux qui organisent un fond de camaïeux sur un relief boisé parsemé de maisons individuelles et de Villas avec jardins. Au milieu de cette mosaïque, quelques éléments se remarquent, de grandes demeures et le parc Brimborion.

Depuis les coteaux, les immeubles du projet seront particulièrement visibles. Du fait de leurs positions dégagées, ils sont en première ligne sur la Seine et constituent une part importante de la silhouette du nouveau quartier.

L’îlot AA est composé d’un bâti continu mais formé de deux entités correspondant aux éléments du programme. L’immeuble « flamingo » sur le parc (réservé à l’accession), l’immeuble « papillon » sur la rue traversière (réservé au foyer ALIS et aux logements sociaux).

Ces deux architectures singulières sont réunies par une même façade ondulante autour d’un jardin en cœur d’îlot. Celui-ci est accessible par deux grands porches qui permettent de faire déboucher le système des passages « trapèziens » sur le parc. L’îlot est contraint par sa forme géométrique triangulaire, et pour mieux faire pénétrer la lumière en son cœur, les volumes de chaque immeuble ont été « creusés» notamment dans les angles intérieurs du triangle.

Le plan masse est ainsi ajusté en fonction des vues de chaque appartement, de la lumière et bien sûr du soleil.

La prolongation de l’immeuble «papillon» dans la cour le long du mitoyen permet de masquer le pignon du hangar voisin et de composer ainsi une intériorité végétale et bâtie de qualité. Enfin, le jardin intérieur peut s’ouvrir potentiellement sur la cour d’à côté, celle de l’immeuble en brique, permettant ainsi une liaison vers le quai Stalingrad.

L’immeuble « flamingo » sur le parc est une composition singulière qui répond à la volonté de créer une pièce urbaine majeure à l’entrée du «trapèze», mais aussi aux souhaits de rester à l’échelle de la ville avec un prolongement de l’existant (établir une couture). A l’inverse d’un effet barre monolithique (d’une coupure), la silhouette du flamingo est progressive. Elle est ciselée, découpée par cinq volumes rouges domestiques (des duplex hauts) qui sont posés à des hauteurs progressives sur les toits. Chaque volume possède sa prolongation verticale en loggias colorées dans la façade, comme de grands échassiers (des flamands roses).

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