Les Maisons Blanches

Tours / Indre-et-Loire / 2010

L’ensemble du projet s’inscrit dans la logique urbaine du secteur qui organise un système d’îlots entre rue et jardin. Deux bâtiments de 207 logements encadrent un jardin central et présentent un front bâti sur les deux voies. Le bâtiment conçu par ANMA est implanté en limite Ouest. Il est comporte deux passages traversants publics qui mènent au jardin central et deux failles en étage franchies par des passerelles de circu­lation sur quatre niveaux. Le bâtiment est caractérisé par deux grandes parois linéaires structurelles revêtues d’un complexe isolant extérieur et d’un enduit lisse blanc, percées de baies avec menuiseries bois. Les autres façades sont habillées d’un bardage bois à lames verticales avec une isolation par l’extérieur. Les loge­ments bénéficient de deux à quatre orientations et de terrasses généreuses aux géométries variées qui ouvrent sur le jardin. Les terrasses privatives de part et d’autre des passages ou des jardins suspendus sont protégées par de fins claustras bois.

Trois typologies de logements sont développées. Des logements traversants, en duplex (T4 et T2), à rez-de-chaussée, avec accès individualisé par un jardin, prolongés par de grandes terrasses privatives sur le jardin central. Des logements du T1 au T4 sur trois niveaux du R+1 au R+3, s’ouvrent sur de grandes ter­rasses, des balcons ou des loggias. Les logements T3 disposent d’une loggia qui peut être annexée à l’appar­tement, transformant de celui-ci en T4. De grands logements T5 situés en partie supérieure du bâtiment s’ouvrent sur de vastes terrasses privatives périphé­riques selon trois orientations. Leur volumétrie spéci­fique évoque les penthouses.

L’opération répond à une démarche de dévelop­pement durable par ses performances thermiques. Une chaufferie bois alimente les deux bâtiments, L’eau de pluie est récupérée et stockée pour être utilisée pour l’arrosage du jardin central lors des fortes chaleurs.

Le jardin submersible situé sur une ancienne zone de divagation du Cher, reproduit dans une forme dessi­née le fonctionnement de l’écosystème originel : d’un point de vue hydrologique il constitue une zone tampon, d’un point de vue écologique, il permet de reconstituer le biotope. Une flore remarquable est réintroduite : plantes aquatiques oxygénantes, plantes immergées, et dans la zone hors d’eau, une bande boisée de bou­leaux. Des bosquets d’aulnes et de frênes créent des zones d’ombre, le sous-bois est planté de groseilliers en quinconce. Lors d’une crue du Cher, le jardin consti­tuera par son profil en creux une zone d’expansion et évoluera en fonction des précipitations.

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