La Halle aux Farines

Paris / Paris / 2006

Pour installer un équipement universitaire – les locaux d’enseignement de l’université Paris VII – dans cette halle en béton armé construite en 1950, il s’agissait d’engager une restructuration lourde, mais la volumétrie de la halle a été préservée car c’est la structure enve­loppe qui en constitue l’intérêt architectural et la force.

Le bâtiment est donc conservé dans son intégralité, avec ses hauteurs sous plafond importantes, sa voûte en voile mince et ses façades avec remplissage de l’ossature en grands panneaux de béton préfabriqué. Seule la travée centrale est vidée dans sa totalité afin d’y loger les amphithéâtres dégagés de tout point por­teur intermédiaire. Glissés à l’intérieur de l’existant comme « un bateau dans une bouteille », ces volumes presque accolés, constituent une forme linéaire auto­nome par rapport aux deux travées latérales. Celle-ci détermine un lieu ouvert sous la voûte où sont aménagés des box informatiques pour les étudiants. La création de verrières en toiture assure l’entrée de la lumière zéni­thale et contribue à la mise en valeur de la voûte, visible depuis le niveau 4. Les circulations sont organisées de manière à distinguer les flux des étudiants : les salles de TD dans les travées latérales sont desservies par des circulations linéaires au niveau des planchers existants, les amphis placés dans le volume central sont acces­sibles depuis des plates-formes créées à chaque demi-niveau. Certaines salles de cours étant en double hauteur, la mise en œuvre de pavé de verre en cloison­nement permet un éclairage en second jour des circu­lations qui bénéficient aussi de vues plongeantes sur deux ou trois niveaux. Quatre grands escaliers ouverts desservent tous les niveaux. Au rez-de-chaussée, deux grands passages sur double hauteur traités en halls traversants, mettent en relation l’esplanade des Grands Moulins avec les autres bâtiments universitaires plus à l’est.

Les façades originelles avec leurs balcons sont conservées quasiment en l’état. Les pavés de verre font place à des châssis vitrés, protégés par des brise-soleil à lames en béton de fibre qui soulignent le rythme linéaire d’ensemble. Dans un autre registre, le restau­rant universitaire est implanté en extension sur le pignon côté Seine. C’est une construction légère avec structure métallique et des façades entièrement vitrées.

Haut de page