Légèreté Économique

Ce thème de la légèreté fait directement écho aux trois thèmes précédents. Il s’agit d’abord de construire léger, c’est-à-dire avec un minimum de matière.

A ce titre, on pourrait se demander si peser les bâtiments au moment de la conception ne serait pas une méthode efficace pour créer une architecture plus écologique et plus vertueuse.

J’ai souvent demandé ce travail au bureau d’étude au moment de la conception. Cela a toujours semblé compliqué et mal à-propos. La réponse qu’on me donnait était que « ce serait fait plus tard par les entreprises au moment de l’appel d’offres »… et pourtant quel enseignement pourrait-on tirer de cette estimation !

La légèreté économique telle que nous la considérons renvoie à cinq idées.

La première d’entre elles est d’avoir l’impact le moins important possible sur les paysages, c’est-à-dire de ne pas traumatiser les terrains par des structure lourdes de voirie ou d’infrastructures en restant léger sur le sol.

Il s’agit également d’économiser les moyens mis en œuvre, que ce soit en termes de matériaux ou de structures de fabrication sur place. On cherchera donc à favoriser la préfabrication et les assemblages à sec. Vient ensuite l’idée de mettre le moins d’énergie possible en jeu dans le bâtiment, d’utiliser au maximum la nature et les forces disponibles sur le site (ce qui fait écho au thème précédent).

La légèreté se mesure aussi à la façon dont les usagers vont prendre possession du bâtiment ;

il s’agit de ne pas imposer de contraintes fortes aux occupants, de laisser un plan appropriable et évolutif dans le temps.

Enfin, la légèreté économique reflète aussi l’idée d’un bâtiment qui sait être discret, qui se fond dans un paysage, ce qui nous renvoie à la notion d’« ordinaire extra ».

On le voit, ce thème associe de nombreuses idées qui rejoignent en quelque sorte le principe du « more with less ».

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