Densité Vertueuse

Le thème de la densité est complexe car il interroge de nombreux facteurs sociaux, économiques et urbains qui sont des enjeux politiques de premier ordre.

Dans l’imaginaire du grand public, la densité renvoie aux barres et aux tours.

C’est un terme qui fait peur. Les élus redoutent les séances de concertation dans lesquelles ils doivent expliquer aux riverains la densité prévue pour un nouveau quartier. Ils préfèrent parler de compacité et invoquent souvent la préservation de l’environnement pour justifier le recours à un îlot dense. Celui-ci permet, expliquent-t-ils, d’éviter l’étalement urbain propre aux îlots résidentiels composés de maisons qui dévorent le paysage des abords de la ville.

« Lutter contre l’étalement urbain » : cet argument de poids est systématiquement mis en avant devant les habitants qui sont ainsi obligés, par conscience citoyenne et écologique, de considérer la solution de la densité comme une nécessité absolue pour sauver les territoires du mitage.

L’agence travaille depuis de nombreuses années au concept de densité vertueuse à travers différentes expériences d’îlots urbains, en considérant cette notion comme un atout et non plus comme un pis-aller.

La densité est capable d’offrir une qualité de vie spécifique et un plaisir de vivre avec de nouvelles possibilités d’usage.

Comment préserver l’intimité des habitants tout en offrant un véritable partage de l’espace ?

En créant des « unités de voisinage » : ces grands îlots (en moyenne 80m par 80m) dont les constructions font partie d’un même ensemble permettent de travailler sur les limites de façon très fine et d’autoriser des vues croisées d’un immeuble à l’autre. Ce sont de nouvelles morphologies urbaines sur mesure qui permettent également de mutualiser les stationnements et les services, et de créer une véritable mixité programmatique.

L’unité de voisinage peut mélanger habitat social et accession privée, et offrir toutes les gammes de logements : individuel, intermédiaire et collectif.

Elle mutualise les espaces verts et les parkings, et peut contenir des équipements publics ou commerciaux. L’unité est aussi capable d’accueillir de petites entités de bureaux, voire même quelques activités peu bruyantes.

L’unité de voisinage est construite sur 100% de la surface au sol.

Les espaces verts sont aménagés en hauteur, comme des jardins suspendus sur les toits des parkings. Ceux-ci ne sont pas enterrés mais intégrés aux constructions sur plusieurs niveaux ou demi-niveaux, créant ainsi une sorte de topographie artificielle en gradin support de la nature.

Cette recherche d’îlot dense aux limites occasionnellement partagées s’adapte à chaque configuration. Elle se décline suivant les sites, les programmes et les climats.

Chaque projet urbain propose des unités de voisinage différentes et plus ou moins contrastées.

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