La résille légère, façade enveloppe de l’Ile Seguin, se déploie autour de l’île en mémorisant l’ancienne volumétrie de l’usine Renault. C’est une œuvre hybride issue d’une technique constructive sophistiquée et en même temps installation artistique, conçue par une équipe réunissant architectes et artistes.
Sans faire directement référence au passé industriel et social des lieux, la structure évoque simplement le volume de la citadelle ouvrière de Renault. Son aspect immatériel suggère la présence des absents, la mémoire en suspens. Le souvenir apparaît en filigrane dans la résille à travers des éléments discrets (textes gravés sur la structure, images immergées, bande sonore).
La résille est une enveloppe immatérielle composée de barres et de câbles en acier inox, supports de lumière, plus ou moins dense suivant les usages. Modulable,sa trame varie selon différentes séquences : devant les espaces publics la structure est légère (tensegrité), devant les espaces construits, elle s’adapte par une transition progressive. Elle prend en compte les bâtiments à construire et donne une cohérence à l’ensemble de cette île en devenir. Cette dimension de work in progress apparaît dans le mode de construction : la structure proposée est autonome ; elle peut s’adapter à la mise en œuvre progressive des programmes d’aménagement de l’île.
Dispositif scénographique, elle permet de maîtriser le morcellement qui résulte de la succession des espaces, des programmes à édifier et de leurs différentes expressions architecturales.